vendredi 24 février 2017

Un ravalement de façade

Le concours des maison fleuries, c'est ringard. Le café de de la ville lance le concours de la meilleure décoration de maison, nouveau concept en vogue.

Et le prix 2017 est attribué à une maison de la rue Ricard (voir ci-dessous). Sa façade offre aux yeux amusés des passants une formidable scène animée intitulée "Faux chats vs vrais pigeons". On notera l'effort d'avoir réhabilité une façade maculée de fientes en un spectacle digne des meilleurs jeux vidéos (on pense à Kitten évidemment). La rue Saint-Médard, avec son faux coiffeur, peut aller se rhabiller. 

A ce jeu malheureusement, ce sont toujours les pigeons qui gagnent, parce que, souvenez-vous, ils sont chiants par nature,

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Au hasard de la rue Ricard, Thouars

Photo NR (sa)



mardi 21 février 2017

J'en suis !




Vu place Berton, dans La Gamelle



jeudi 16 février 2017

Rescapés

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mardi 14 février 2017

Gribouillis en passant



avec le concours précieux de Balthazar qui, lui, sait dessiner les rugbymen.

à retrouver dans La Gamelle



vendredi 10 février 2017

Un conte de fées

Vu, place du Boël, Thouars, 09 février 2017



jeudi 9 février 2017

Pourquoi faire simple ?

Pôle Emploi cherche un emploi pour Pôle Emploi, vous serez employé à chercher des emplois.

Qualité requise : savoir chercher un emploi. Ce qui est le cas des 500 inscrits de moins de 25 ans présents sur les listes de Pôle Emploi dans le Thouarsais-Loudunais. Ils devraient donc avoir l'embarras du choix. Mais non, ils attendent que quelqu'un postule.

Annonce repérée sur Twitter par Lours. Merci ;)

mercredi 8 février 2017

Un bigorneau qui parle

J'étais tranquillement en train d'arpenter les escaliers qui mènent à la tour Prince de Galles quand soudain j'ai entendu "Aïe !" Je me penche et je vois alors un fossile qui s'énerve : "Hé oh, pourriez faire gaffe où vous mettez les pieds ?
- Mais... mais, réponds-je un brin décontenancé, vous êtes un caillou ! Et puis vous êtes mort depuis longtemps !
- Et alors ? Vous marchez sur les dépouilles de vos aïeux, vous ?

Il avait raison, ça ne se fait pas. C'est terrible d'avoir tort face à un caillou, ça oblige à formuler des excuses auxquelles on ne croit pas vraiment. On y cède toutefois pour préserver les apparences et un minimum de courtoisie.

S'en est suivi un silence gêné car très long, vraiment très long. Aucun d'entre nous n'osait faire la conversation, un peu comme avec le coiffeur qui vous triture les cheveux dans une proximité qui touche presque à l'intime, et on sent qu'il faut parler, que c'est intenable... Les coiffeurs savent cela, le mien finit invariablement par me parler de mes vacances. J'hésitais... et puis je m'y suis risqué :

- Vous partez en vacances cette année ? demandai-je.
- Non, je suis coincé à Thouars. 
- Le travail, je suppose ? 
- Non, la pierre, Ducon.  
Bien qu'il m'eût bassement injurié j'étais heureux de cette familiarité nouvelle qu'il me témoignait. Elle en annonçait d'autres et, du rapprochement, j'imaginais qu'en sortiraient quelques confidences. Ce fut le cas. 

- Et toi, tu vas où en vacances ? me demanda-t-il.
- La Tranche, répondis-je.
- Connais pas.  
- C'est au bord de la mer.
- Mais on y est déjà au bord de la mer, l'océan Thétys même.

C'est alors que je compris que mon compagnon en était resté au Toarcien, forcément. Il y a 180 millions d'années...
 


J'ai dû lui raconter l'Histoire, celle avec un H majuscule, lui expliquer l'océan Atlantique, la séparation de l'Afrique et des Amériques, puis que la mer s'était retirée, qu'elle avait laissé derrière elle des cailloux dont on se sert aujourd'hui pour faire des marches d'escalier. Lui, c'était du grison de Vrines, ai-je cru bon de préciser. Il le prit pour une insulte et m'appela de nouveau Ducon. Ce ne pouvait pas être là une coïncidence mais plutôt le surnom qu'il souhaitait me donner ; on était devenu potes, je crois. Il n'empêche que la nouvelle a failli l'effondrer et s'il n'avait pas eu un cœur de pierre, il en aurait pleuré.

La vie au Toarcien. © CIGT
- Merde ! lança-t-il. L'océan, la plage, le soleil, les plésiosaures en bikini... disparus ! Ah tu sais quoi, Ducon, hé bien le Thouarsais n'est plus ce qu'il était, il ressemble au graniteux de Bressuire, tout rugueux et tout froid.
- C'est quand même pire là-bas, ajoutai-je pour le rassurer.

Il rit, c'était un point commun qu'on avait. Je compris alors que la guéguerre bressuiro-thouarsaise était vieille comme le monde. Lui non plus ne savait pas comment elle avait commencé mais il était certain que le granit et le calcaire ont des mentalités si différentes qu'ils ne pourront jamais se comprendre*.


Plus tard, quand j'expliquai cette anecdote au Dr Lafon, il eut l'air dubitatif, ou plutôt méditatif. Il fallut ensuite six ans de cure pour me "soigner" comme disent les médecins. Le résultat leur convient : ils ne me voient plus parler aux cailloux (ce qui les rassure), et moi je ne réponds plus quand l'un d'entre eux m'interpelle. Je suis guéri.


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* Promis, un jour prochain, nous reviendrons sur les interprétations litho-psychologiques qui ont cours dans la région et qui font passer les astrologues pour des petits joueurs. 

 
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