vendredi 5 juin 2015

La vache qui rit, mais le cochon...

Enseigne sur le mur de la charcuterie, rue Rabelais.

« En réalité, les jockeys aiment les chevaux comme les charcutiers aiment les cochons. C'est un amour dénaturé, pervers, qui pousse le charcutier, tronçonneur de gorets s'il en est, à signaler la présence de sa boutique par un cochon en bois hilare ceint d'un tablier blanc. Et c'est le même anthropomorphisme malsain qui incite des publicitaires tordus à vendre des épices par le biais du spectacle incroyable d'un bœuf complètement taré et tout à fait ravi à l'idée qu'on va le bouffer avec de la moutarde, mais pas avec Amora, parce que, meugle-t-il : "Il n'y a que Maille qui m'aille." »

  in "Chroniques de la haine ordinaire", Pierre Desproges, 1986.

0 commentaires :

Publier un commentaire

Pour vous aider à publier votre commentaire, voici la marche à suivre :
1) Ecrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessus
2) Si vous avez un compte, vous pouvez vous identifier dans la liste déroulante "Commentaire"
Sinon, vous pouvez saisir votre nom ou pseudo via Nom/URL dans cette même liste.
3) Et cliquer sur Publier.

 
Copyright 2009 Le café de la ville . Powered by Blogger Blogger Templates create by Deluxe Templates . WP by Masterplan