mercredi 21 janvier 2015

On ne naît pas fou, on le devient

Vous connaissez le "syndrome du voyageur" ?

"Le syndrome du voyageur est un trouble psychique généralement passager que rencontrent certaines personnes confrontées à certains aspects de la réalité du pays visité, par exemple l'abondance d'œuvres d'art (syndrome de Stendhal), de symboles religieux (syndrome de Jérusalem). Il est caractérisé par un certain nombre de symptômes psychiatriques comme des états délirants aigus, des hallucinations, un sentiment de persécution (conviction délirante d’être victime de préjudices, d’agressions, de l’hostilité d’autrui), une déréalisation, une dépersonnalisation, de l'anxiété, et également des troubles à expression corporelle comme des vertiges, une tachycardie, des sueurs, etc."
(d'après wikipedia)
Thouars produit le même effet, qu'on appelle le "syndrome de Thouars". Le point de départ se situe place Saint Laon, lorsque le touriste se trouve confronté au panneau suivant :


Si par malheur il suit la direction "Prairie des Ursulines de psychiatrie", il est foutu - désorientation. Une fois arrivé, il cherchera en vain l'unité de psychiatrie. Mettez-vous deux secondes à la place de ce touriste. Décontenancé et un peu hagard, vous finissez par accoster un des jeunes qui traînent là, allongés sur l'herbe :

- Bonjour, vous pourriez me dire où se trouve l'asile de fous, je ne le vois pas ?

Le jeune pouffe de rire - c'est dans sa nature - puis il répond :

- Bah, c'est pas là, c'est à côté de Jean-Rostand.
- Ah non, rétorquez-vous, c'est ici, les "Ursulines de psychiatrie", j'en suis sûr, c'était écrit.

Le jeune re-pouffe de rire. Vous insistez car vous n'êtes pas fou, vous avez suivi le panneau :

- Le panneau ! hurlez-vous, j'ai suivi le panneau !
- Ah non, désolé monsieur, c'est pas les fous ici, rajoute le jeune, un brin narquois.
 
Vous pensez qu'il se moque de vous et vous persistez, vous vous énervez, votre rythme cardiaque augmente - tachycardie -, vous transpirez - sueur -. Vous voyez le jeune homme prendre son téléphone et appeler on-ne sait-qui ; en plus il se retourne pour ne pas que vous le voyiez, alors distinctement vous percevez dans la conversation qu'il parle d'un type à moitié fou, vous le prenez pour vous - sentiment de persécution -, vous partez en courant.

Quelques minutes plus tard, vous voyez venir à vous des hommes en blouses blanches, vous vous débattez en hurlant - "Je ne suis pas fou !" - mais c'est trop tard, on ne vous croît pas. On vous conduit alors aux Trois-Piliers et vous continuez de hurler dans l'ambulance : "Mais ce n'est pas là-bas la psychiatrie, je vous jure, c'est à la prairie des Ursulines, j'ai vu le panneau !" Vous aggravez votre cas - déréalisation, hallucinations. Le soir même, vous serez interné.

CONCLUSION : Il faut absolument conserver notre service de psychiatrie à Thouars, on a de quoi le remplir.

1 commentaires :

Balthazar Forcalquier a dit…

proverbe : Il n'y a bêtise qu'un fou n'y crie

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