vendredi 14 novembre 2014

Rue sale

Dans la rue de Strasbourg, Thouars.
Les écritures réflexives sont toujours charmantes. Il fallait que le panneau fût sale pour y écrire "rue sale", cela en fait un énoncé qui a du corps car soudain l'écriture ne se contente plus de représenter la réalité, elle l'incarne.

Dans la même veine, certains énoncés donnent le vertige dès lors qu'ils renvoient à eux-mêmes. Un jour, il y a 2500 ans, Épiménide le Crétois lança une phrase très drôle : "les Crétois sont toujours menteurs". Il venait de tomber sur le "paradoxe du menteur" qui fait qu'on ne peut pas dire : "je suis en train de mentir" sans tomber dans un dilemme sans fin : puisque je mens, ce que je dis est faux, donc je ne suis pas en train de mentir, donc je dis vrai et je suis effectivement en train de mentir etc. etc.
 

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