mercredi 28 mai 2014

Qui sont vraiment les francs-maçons ?

(c'est beau, non ? On dirait un titre de L'Express)


Voici donc venue l'heure de révéler les noms des responsables des loges franc-maçonnes de Thouars... en 1788. 

Photo Balthazar (sa)
A l'époque le Grand Orient de France publiait carrément un annuaire - ça facilite les recherches - quoique sa rédaction soit un brin biscornue car les francs-maçons ne peuvent s'empêcher de coller des symboles "mort aux vaches" un peu partout, comme ceci :   .˙.
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Ainsi il y avait à Thouars la loge "l’Étroite Union", avec pour Vénérable, le Très Cher Frère Goirand, prieur, curé de Saint Laon. Pour Adresse, Maître Baudesson, contrôleur des Vingtièmes,  i.e contrôleur de l'impôt qui s'appelait le vingtième. Enfin pour Député, le Très Vénérable Frère Martin, négociant, rue des Bourbonnais, à la Couronne d'Or, officier du Grand Orient. Chaque loge avait un député à Paris qui la représentait. Est-ce un hasard ? La maison de la Couronne d'Or avait appartenu à la famille de La Trémoïlle.

Et maintenant que vous savez lire le franc-maçon, voyez aussi le descriptif de la deuxième loge qui s'appelait "les Coeurs-Réunis en la Triple-Égalité". 
     
"Tableau alphabétique des LL .:", 1788, p. 126-127
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Notons au passage quelques franc-maçons célèbres à Thouars :


+ Jean de la Trémoïlle

En 1778, "la loge Saint-Jean d’Écosse du Contrat Social, celle qui accueillera La Fayette et Boniface de Mirabeau cadet, reçoit deux nouveaux membres de marque : Jean de la Trémoïlle, duc de Thouars, officier du Grand Orient et Jean Michel Moreau dit le Jeune..."

in "Philippe Egalité, "grand maître" de la Révolution", Hubert Le Marle.



+ Abel Goirand (déjà cité plus haut dans l’Étroite Union)

Jean-Claude Moulon retranscrit sur son site une notice biographique du fameux Abel Goirand : 


+ Le général Berton, Saugé...

Enfin il reste à évoquer le général Berton et ses "chevaliers de la Liberté" qui, partant de Thouars, se mirent en marche vers Paris pour renverser la monarchie en 1822. En arrivant devant Saumur, Berton déclara, sûr de lui : "Toute résistance est inutile, je forme l'avant-garde de 200 000 hommes". Ils n'étaient en réalité qu'une centaine. Ainsi se termina la folle épopée. 
Cette histoire épique est résumée sur le site de la ville de Thouars :

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