mardi 1 avril 2014

Dans les clous

Nous relations il y a peu la fugue improbable de deux bandes blanches originaires du passage piéton de la rue Tolstoï (voir "J'ai eu vraiment très peur"). Depuis, la situation est revenue à la normale mais cela n'a pas été sans mal.

Avant
Le 05 mars et après deux semaines de cavale, les bandes blanches incriminées retrouvaient enfin leur emplacement d'origine, cependant elles se voyaient toujours sous la menace d'une mise à pied pour manquement à leur devoir. Aussitôt prévenu, le syndicat FO "Voirie et peinture acrylique" est monté au créneau pour dénoncer les conditions de travail auxquelles sont confrontées les bandes blanches, et notamment le stress qui, selon la déléguée syndicale Amélie Gouache, expliquerait la dépression nerveuse de ses consœurs.

Après (Photo envoyée par un habitant
de la rue Tolstoï, le 05 mars. Merci)
"Nous sommes les mal-aimées de la profession. Imaginez donc, on nous foule du pied à longueur de journée, et quand ce ne sont pas les piétons, ce sont les voitures qui nous roulent dessus. Y'en a marre !" s'est-elle exclamée avant de demander pour tous les bandes blanches le statut de "zébra", avec interdiction de circulation. "Impossible", a répondu la municipalité, laquelle se disait toutefois prête à faire un compromis sachant concilier "l'intérêt de tous dans le respect de chacun" ainsi que le précise Le bréviaire du parler socialiste, p. 442, dans son article "Comment annoncer une mauvaise nouvelle".

Le sujet a ensuite été débattu en conseil municipal :
- Nous devons négocier, a expliqué le maire, car nous ne pouvons pas nous permettre une grève des bandes blanches, cela mettrait à mal la cohésion de la ville qui est le ferment du lien social.   
- Du vivre ensemble, a rétorqué l'opposition municipale. 
- Ah non, les passages piéton, ça c'est du lien social.
- Du vivre ensemble !
- Du lien social !
- N'importe quoi ! C'est du vivre ensemble, je vous dis !
(...)

La discussion s'est ainsi éternisée jusque tard dans la nuit. Au petit matin, il a tout de même été décidé un décret municipal permettant l'usage des passages piéton mais avec l'obligation de poser les pieds ENTRE les bandes blanches afin de ne pas salir celles-ci.


DERNIERE MINUTE
Une plainte vient d'être déposée devant le tribunal administratif par le "Collectif des gens qui chaussent du 54", lequel dénonce le caractère discriminatoire d'un tel décret ainsi que l'infaisabilité de sa mise en application.
 







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