vendredi 26 octobre 2012

Les tabous de l'Histoire

Ces derniers jours, une polémique a émergé autour de l'enseignement de l'homosexualité des personnages historiques, faut-il faut-il pas en instruire nos chérubins ?
Et bien, gageant que toute vérité est bonne à dire, déballons-la en vrac, on fera le tri après. C'est l'occasion de revenir sur un épisode des Guerres de Vendée, la bataille de Thouars le 05 mai 1793. Quelques jours plus tôt, l'armée vendéenne entrait à Bressuire que les républicains avaient fui en serrant les fesses, préférant se réfugier à Thouars. Les vendéens emmenés par Henri de La Rochejaquelein, menèrent combat au pont de Vrines et forcèrent l'armée républicaine à se replier dans la ville. Puis ils s'attaquèrent aux remparts et finalement prirent la ville de Thouars. Voilà ce que dit l'Histoire officielle mais, sur la lithographie représentée ci-dessous, on aperçoit des éléments que les manuels scolaires passent sous silence au grand dam de la sacro-sainte vérité.

Les chouans à l'attaque des remparts. Dessin du XIXème siècle, anonyme.

1. Alors qu'il éventre les remparts de la ville à la force de ses bras nus, Henri de La Rochejaquelein se prend une main aux fesses. Oui, il fallait que ce soit dit.


2. Au beau milieu de la bataille, Antonin Brottier s'assoit et grommelle : "Zut! J'ai un caillou dans ma chaussure..." C'est ainsi qu'il saborda une carrière militaire pourtant prometteuse ; la gloire tient à peu de choses tout de même.


4. Ne nous trompons pas sur le personnage qui suit, il ne s'agit pas d'un véritable chouan. Avec un cartable sur le dos, pas de doute, c'est un collégien qui se rend au Château et qui voyant l'attroupement s'est écrié : "Chouette, une manif'! Je vais pouvoir sécher les cours".



Cher lecteur, si vous souhaitez également savoir pourquoi les chouans s'armaient de fourches et de faux, revenez demain ici-même, on vous dira la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ; juré, craché.

3 commentaires :

Anonyme a dit…

En tant que prof d'histoire, je valide cet article !!! Très drôle...
Jules-de-chez-Smith-en-face

Anonyme a dit…

Épatante relecture de l'histoire. Bravo. Tout porte à croire que cette illustration fantaisiste représente un épisode de "1793" de Victor Hugo :
"L'armée vendéenne comptait cent cinquante-quatre divisions. Ils faisaient des sièges en règle ; ils tinrent trois jours Bressuire bloquée. Dix mille paysans, un vendredi saint, canonnèrent la ville des Sables à boulets rouges. Il leur arriva de détruire en un seul jour quatorze cantonnements républicains, de Montigné à Courbeveilles. A Thouars, sur la haute muraille, on entendit ce dialogue superbe entre La Rochejaquelein et un gars: - Carle! - Me voilà. - Tes épaules que je monte dessus. - Faites. - Ton fusil. - Prenez. - Et La Rochejaquelein sauta dans la ville, et l'on prit sans échelles ces tours qu'avait assiégées Duguesclin. "
C'est du beau roman, mais c'est du roman.
Balthazar

Lucas a dit…

Merci. Malheureusement la littérature prend parfois le pas sur l'Histoire. La fiche Wikipedia de La Rochejaquelein raconte :

"À l'attaque de Thouars, la Rochejaquelein, monté sur les épaules de Texier de Courlay, tire sur les assiégés, et tandis qu'on recharge ses armes, il arrache de ses mains les pierres des murailles et commence la brèche : toute l'armée républicaine mit bas les armes et se rendit à discrétion."

C'est à peine exagéré...

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